En ce début de XXIe siècle, l'alliance chaotique de Donald Trump et d'Elon Musk a fait surgir une créature technopolitique à deux têtes. L'une orchestre le show, l'autre code le système. Quelque chose d'insaisissable est pourtant à l'oeuvre.
Gourous de la Silicon Valley et idéologues néo-réactionnaires orchestrent un fascisme-simulacre annonciateur d'un bouleversement plus profond. Un nouveau régime, hybride, où l'État s'efface... pour mieux tout contrôler.
L'emprise avance en silence, à l'échelle planétaire. Un empire cognitif reconfigure la démocratie, colonise les corps et les esprits. Depuis le laboratoire américain où s'expérimente le futur, ce livre décrypte le logiciel techno-totalitaire. Dans le monde qui vient, vous ne serez pas augmentés. Vous serez programmés.
Le futur est déjà là. La dystopie cyberpunk n'est plus une fiction, c'est notre réalité. Comprendrons-nous à temps ce qui se joue ?
Asma Mhalla signe un essai coup de poing pour nommer la nouvelle arène du pouvoir. Et défendre ce qu'il nous reste : notre liberté.
Lu par Lucie M.
La Première Fille appartient au trône. La Seconde appartient au Loup. En tant que Seconde Fille, Red n'a qu'une seule destinée : être sacrifiée au Loup du Bois Sauvage, dans l'espoir qu'il libère les dieux qu'il a fait prisonniers des siècles plus tôt.Cependant, Red est presque soulagée de partir. Dotée d'un pouvoir dangereux qu'elle est incapable de contrôler, elle sait qu'au moins, dans le Bois Sauvage, elle ne risquera pas de faire du mal à ceux qu'elle aime. Une nouvelle fois.Mais les légendes ont menti. Le Loup est un homme, pas un monstre. La magie de Red est un don, pas une malédiction. Et si elle n'apprend pas à s'en servir, les monstres que sont devenus les dieux ne feront qu'une bouchée du Bois Sauvage - et de son monde.
Une réécriture de la Belle et la Bête (parsemée de symboles du Chaperon Rouge) magistralement menée sur fond politique et amour sororal.
Lu par Sofie
« Je voulais ouvrir un magasin où on écoute les histoires des autres. Sous quelque forme que ce soit. »
Cachée au milieu de vieilles maisons et de petits cafés, la boutique Geulwoll n'est pas une simple papeterie : c'est un magasin de lettres. Et si Hyoyeong avait su cela en arrivant à Séoul, elle n'aurait probablement pas accepté d'y travailler, elle qui ne parvient plus à coucher ses émotions sur le papier. Mais Hyoyeong ne peut s'empêcher d'admirer le courage des clients qui utilisent le service de correspondance anonyme de la boutique pour se confier à des destinataires inconnus. Au contact des habitués qui, semaine après semaine, rédigent avec soin leurs missives, elle retrouve peu à peu l'envie de prendre la plume. Grâce à la magie des mots, réussira-t-elle à se confronter à ses souvenirs les plus douloureux et à s'ouvrir de nouveau aux autres ?
Inspiré d'un véritable magasin de Séoul, ce roman touchant rend à l'art épistolaire ses lettres de noblesse.
Lu par Eva
De la Normandie à la Russie, de l'enfance au grand âge, du dresseur de fauve à la paysanne, une série de portraits à la première personne du singulier, comme autant de voix et de peaux à enfiler, habitées de doutes, de révélations et de silences.
Peaux vives rassemble neuf portraits à la première personne du singulier, sous forme de monologues intérieurs et parsemés des illustrations de l'autrice. C'est chaque fois une plongée dans une intériorité, dans un corps. Lire Peaux vives c'est faire un essayage de peaux, toutes différentes de la sienne.
Les personnages sont saisis à un moment particulier où ils remettent en question leur système de pensée et s'interrogent sur eux-mêmes. Dans ces instants d'ébranlement, on peut saisir la façon dont ils se représentent le monde et s'y inscrivent. Neuf éclairs, dans neuf consciences qui s'interrogent.Ces narrateurs ont de huit à soixante-quinze ans, ils vivent en Cornouailles ou à Tunis, au XIIIe siècle ou de nos jours.
Alice Renard met à plat et à égalité toutes les manières d'être homme. À travers ce recueil, la parole circule de main en main, comme un bâton que se transmettraient des hommes et des femmes de toutes les époques. Leurs monologues forment un seul grand chant : ce livre.
Lu par Lucie V.
Quand un mystérieux message secret surgit des pages d'un livre à la librairie Cinnamon Bun, Hazel est intriguée mais incapable de le déchiffrer. Alors que d'autres codes énigmatiques se glissent entre les pages, elle décide de suivre les indices... mais elle ne peut pas le faire seule. Noah, un pêcheur charismatique et toujours partant pour l'aventure, saute sur l'occasion. Une chasse au trésor ? Voilà qui promet d'être palpitant. Et encore mieux : c'est Hazel, la charmante libraire qui hante ses pensées depuis des mois, qui a besoin de son aide. Hazel n'avait pas prévu de tomber sous le charme, mais alors que leur quête les entraîne à travers Dream Harbor, l'alchimie entre eux devient aussi irrésistible que les brioches à la cannelle tout juste sorties du four de la librairie...
Un roman réconfortant nous invitant à vivre le temps de la lecture dans une bulle confortable qui sent bon la cannelle
Lu par Sofie
Avec Des lances entre les phalanges, Clara Ysé publie, chez Seghers, son deuxième recueil de poésie.
"On inventera une langue
Une langue sauvage
Une langue exilée
Une langue protégée brûlée éraflée
Une langue désintégrée mais pour nous langue sauvée
Une langue asile
Une langue antimissile
Une langue difficile
Une langue inutile reptile fertile
Une langue en constant mouvement pour accueillir
les enfants les résistants les torrents les bruts diamants
Une langue pour les éléphants
Une langue pour la mémoire une langue pour les histoires
Une langue pour les émotions pour les papillons
Une langue qui refuse de mentir
Une langue contre les Empires
Une langue pour les fragiles navires
Une langue pour s'écrire
Une langue pour s'aimer et jamais pour se déchirer
Une langue pour se retrouver [...] "
Un recueil puissant qui confirme le talent de Clara Ysé.
Lu par les deux Lucie
Anne Berest poursuit sa grande exploration des « transmissions invisibles » et ses interrogations autour de la trans-généalogie. De quoi hérite-t-on ?
« À chaque vacances, nous quittions notre banlieue pour la Bretagne, le pays de mon père, celui où il était né, ainsi que son père - et le père de son père, avant lui. Le voyage débutait gare Montparnasse, sous les fresques murales de Vasarely, leurs formes hexagonales répétitives, leurs motifs cinétiques, dont les couleurs saturées s'assombrissaient au fil du temps, et dont l'instabilité visuelle voulue par l'artiste, se transformait, année après année, en incertitude. »
Après La Carte Postale et Gabriële, Anne Berest déploie un nouveau chapitre de son oeuvre romanesque consacrée à l'exploration de son arbre généalogique : la branche bretonne, finistérienne, remontant à son arrière-grand-père. Ici, la petite et la grande Histoire ne cessent de s'entremêler, depuis la création des premières coopératives paysannes jusqu'à mai 68, en passant par l'Occupation allemande dans un village du Léon et la destruction de la ville de Brest.
Lu par Eva
Un coeur simple.
Marie est née en 1912 dans une ferme de Corrèze. Elle n'en partira jamais.
Franck Bouysse, une fois n'est pas coutume, livre avec une pudeur saisissante l'histoire de sa famille et prouve ici qu'il est aussi talentueux dans le récit de l'intime que dans la fresque romanesque.
C'est beau et déchirant, c'est plein d'allégresse et de tragique : c'est la vie comme elle va.
Franck Bouysse nous raconte la vie de sa grand-mère, Marie, née en 1912, avec douceur et sensibilité. C'est émouvant, c'est tendre, c'est poétique et parfois dur mais toujours beau et touchant.
Lu par Eva
