Dans un pays qui n'aime pas les femmes, trois jeunes filles prennent la route pour se rendre à la fête de la Vierge noire, 1 600 kilomètres au nord de la favela où elles ont grandi. Entre Santiago du Chili et le village d'Iquique, elles vont croiser des policiers véreux, les fantômes des victimes de Pinochet, des routiers menaçants, une Dame blanche, des prostituées sorcières, des voyous généreux, un serial killer, des pères en deuil et des mères qui ne pardonneront jamais.Même le froid tremble est un road trip brutal et poétique. Un vent de révolte punk souffle sur cette odyssée tour à tour féroce et tendre. Il s'agit du premier roman de Nicole M. Ortega, fille du Chili, romancière française.
Un road trip brutal et poétique. Un vent de révolte punk souffle sur cette odyssée tour à tour féroce et tendre.
Lu par Lucie M.
Catherine de Médicis est la seule à croire Nostradamus, qui a prédit la mort de son époux, Henri II. Lorsque la prophétie se réalise, celle qui était une femme délaissée et une reine effacée est propulsée au premier rang. Déterminée à traquer le meurtrier du roi, elle crée l'Escadron volant. Qui se cache derrière cette mystérieuse escouade d'espionnes ? Quatre demoiselles d'honneur aussi sensuelles qu'intelligentes.
Prêtes à tout pour réussir leur première mission, elles mettent leur corps au service de l'Etat et les hommes à leurs pieds. Le charme est leur meilleure arme, la ruse leur indéfectible alliée. Rien ni personne ne résiste à l'Escadron volant. Dans l'ombre de ces espionnes intrépides, Muriel Romana nous entraîne au coeur de la Renaissance, au fil d'une saga à la frénésie contagieuse.
Des appartements secrets du Topkapi aux ruelles tortueuses de Galata, l'Escadron Volant se heurte à un monde dans lequel la puissance se dissimule derrière le voile.
Lu par Eva
En 1976, mon père a rouvert la maison qu'il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.À l'intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d'honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d'elles. Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J'ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
Un beau Goncourt pour qui aime les fresques historiques, les destins familiaux et les longues phrases !
Lu par Lucie V.
De l'enfance à l'écriture, en passant par un bar mystérieux, une maison abandonnée, un immeuble rempli de sectes, ou le sommet d'une montagne, la narratrice nous entraîne dans une odyssée parsemée de miroirs homériques, de chants d'aèdes qui nous montrent le livre en train de se faire. Alternant le prosaïque et le théorique en un éclair, le livre se déploie dans une narration allant du tragique au comique. Nous vivons le parcours initiatique et politique de la narratrice. L'ensemble est porté par une nature perçue comme un flux incessant, une énergie vitale, dont chaque élément peut contenir la totalité. On pense à Fiodor Dostoïevski, à Samuel Beckett, à Simone Weil également dans son approche de la force.
Un ouvrage exigeant mais puissant !
Lu par Lucie V.
En ce début de XXIe siècle, l'alliance chaotique de Donald Trump et d'Elon Musk a fait surgir une créature technopolitique à deux têtes. L'une orchestre le show, l'autre code le système. Quelque chose d'insaisissable est pourtant à l'oeuvre.
Gourous de la Silicon Valley et idéologues néo-réactionnaires orchestrent un fascisme-simulacre annonciateur d'un bouleversement plus profond. Un nouveau régime, hybride, où l'État s'efface... pour mieux tout contrôler.
L'emprise avance en silence, à l'échelle planétaire. Un empire cognitif reconfigure la démocratie, colonise les corps et les esprits. Depuis le laboratoire américain où s'expérimente le futur, ce livre décrypte le logiciel techno-totalitaire. Dans le monde qui vient, vous ne serez pas augmentés. Vous serez programmés.
Le futur est déjà là. La dystopie cyberpunk n'est plus une fiction, c'est notre réalité. Comprendrons-nous à temps ce qui se joue ?
Asma Mhalla signe un essai coup de poing pour nommer la nouvelle arène du pouvoir. Et défendre ce qu'il nous reste : notre liberté.
Lu par Lucie M.
La Première Fille appartient au trône. La Seconde appartient au Loup. En tant que Seconde Fille, Red n'a qu'une seule destinée : être sacrifiée au Loup du Bois Sauvage, dans l'espoir qu'il libère les dieux qu'il a fait prisonniers des siècles plus tôt.Cependant, Red est presque soulagée de partir. Dotée d'un pouvoir dangereux qu'elle est incapable de contrôler, elle sait qu'au moins, dans le Bois Sauvage, elle ne risquera pas de faire du mal à ceux qu'elle aime. Une nouvelle fois.Mais les légendes ont menti. Le Loup est un homme, pas un monstre. La magie de Red est un don, pas une malédiction. Et si elle n'apprend pas à s'en servir, les monstres que sont devenus les dieux ne feront qu'une bouchée du Bois Sauvage - et de son monde.
Une réécriture de la Belle et la Bête (parsemée de symboles du Chaperon Rouge) magistralement menée sur fond politique et amour sororal.
Lu par Sofie
« Je voulais ouvrir un magasin où on écoute les histoires des autres. Sous quelque forme que ce soit. »
Cachée au milieu de vieilles maisons et de petits cafés, la boutique Geulwoll n'est pas une simple papeterie : c'est un magasin de lettres. Et si Hyoyeong avait su cela en arrivant à Séoul, elle n'aurait probablement pas accepté d'y travailler, elle qui ne parvient plus à coucher ses émotions sur le papier. Mais Hyoyeong ne peut s'empêcher d'admirer le courage des clients qui utilisent le service de correspondance anonyme de la boutique pour se confier à des destinataires inconnus. Au contact des habitués qui, semaine après semaine, rédigent avec soin leurs missives, elle retrouve peu à peu l'envie de prendre la plume. Grâce à la magie des mots, réussira-t-elle à se confronter à ses souvenirs les plus douloureux et à s'ouvrir de nouveau aux autres ?
Inspiré d'un véritable magasin de Séoul, ce roman touchant rend à l'art épistolaire ses lettres de noblesse.
Lu par Eva
De la Normandie à la Russie, de l'enfance au grand âge, du dresseur de fauve à la paysanne, une série de portraits à la première personne du singulier, comme autant de voix et de peaux à enfiler, habitées de doutes, de révélations et de silences.
Peaux vives rassemble neuf portraits à la première personne du singulier, sous forme de monologues intérieurs et parsemés des illustrations de l'autrice. C'est chaque fois une plongée dans une intériorité, dans un corps. Lire Peaux vives c'est faire un essayage de peaux, toutes différentes de la sienne.
Les personnages sont saisis à un moment particulier où ils remettent en question leur système de pensée et s'interrogent sur eux-mêmes. Dans ces instants d'ébranlement, on peut saisir la façon dont ils se représentent le monde et s'y inscrivent. Neuf éclairs, dans neuf consciences qui s'interrogent.Ces narrateurs ont de huit à soixante-quinze ans, ils vivent en Cornouailles ou à Tunis, au XIIIe siècle ou de nos jours.
Alice Renard met à plat et à égalité toutes les manières d'être homme. À travers ce recueil, la parole circule de main en main, comme un bâton que se transmettraient des hommes et des femmes de toutes les époques. Leurs monologues forment un seul grand chant : ce livre.
Lu par Lucie V.
