Une famille aimante, dans une maison californienne bordée de ginkgos.
Une petite fille, qui apprend qu'elle va bientôt devoir vivre sans sa mère.
Et une mère qui, plus que tout au monde, souhaite les protéger, elle et son frère.
Mais comment aider les gens que l'on aime, envers et contre tout, au-delà de l'absence ? Comment dire ce qui nous attache, et vaincre les aléas du destin ? Comment partager la chaleur qui nous est si nécessaire pour vivre ?
Ce livre est l'histoire d'un coffre, un simple coffre, rempli de lettres intimes et de cadeaux comme autant de pierres protectrices pour grandir, continuer à aimer.
Un superbe témoignage d'amour d'une mère à ses enfants. Tendre, touchant, poignant !
Lu par Eva
« Avant Marie, la vie ressemblait à une errance infinie sur terrain vague, grands espaces et pâle caillasse à balancer du bout du pied vers l'horizon. Certaine de trouver quelque chose de valable au bout du chemin rocailleux, je ne rêvais qu'à cette petite soeur qui viendrait un jour ou l'autre, il ne pouvait en être autrement, embellir les hivers. Au fond, il s'agissait sûrement du désir de conserver l'enfance, paradis perdu et tout l tintouin, acte désespéré contre le temps déployant à toute vitesse ses rides et ses emmerdes.»
Quand Annick leur présente Adama, Alice et ses frères se réjouissent de l'arrivée de ce beau-père au rire flamboyant, bientôt suivie de la naissance de Marie. Mais le bonheur ne dure pas, et chacun se débrouille comme il peut pour survivre au délitement familial.
La plume de Virginie Noar met parfaitement en exergue la complexité, l'instabilité et la violence qui émergent de familles dysfonctionnelles et ses impacts profonds sur un enfant qui brûle et qui gèle à la fois dans des formes instables de développement de soi.
Lu par Lucie M.
On dirait la maison de Tottoro : le "Café Ouchi" est comme un refuge et, comme le dit l'annonce « à 8 minutes à pied de la gare de Kamakura ».
Kara, 46 ans, célibataire taciturne y vit seule. Un jour, sa meilleure amie Mikiko s'invite chez elle à l'improviste et lui propose d'ouvrir une "maison partagée" pour femmes.La maison bourdonnera bientôt des récits de ses locataires à bout de souffle. Elles interrogent les fantômes de leur passé et le sens de leurs espoirs recouverts de silences ; elles partagent leurs savoir-faire autant que le café, entre amertume et douceur des bavardages. Elles apprennent à écouter le chant des oiseaux, d'autres découvrent les currys de palourdes de Kara ou l'art de fabriquer des feuilles de cerisier confites au sel. Pour réapprendre à aimer.
À lire en dégustant un délicieux café de chez Fantastic Biscuits !
Lu par Eva
De plus en plus de personnes décident de mettre leurs amitiés au centre de leurs vies et de politiser cet engagement ; cet essai propose une enquête réfléchie sur ce lien essentiel mais souvent oublié.
L'amitié est souvent considérée comme secondaire, voire futile. Dans nos récits, elle passe souvent au second plan, éclipsée par le couple et la famille une fois la jeunesse passée. Pourtant, pourquoi le couple romantique devrait-il être le seul modèle de relation ?
Aujourd'hui, de plus en plus de personnes choisissent de revendiquer l'amitié, de l'investir pleinement. Elles y trouvent des espaces de joie, de solidarité et de résistance face aux aliénations du patriarcat, du capitalisme et aux défis écologiques. Que ce soit entre hétéros, queers, entre femmes, hommes ou dans des groupes mixtes, nombreux sont ceux qui réinventent, au sein de l'amitié, des façons de militer, de vivre, de consommer et de vieillir ensemble.
À travers des entretiens, des références culturelles, des études sociologiques et des textes philosophiques, Alice Raybaud explore comment l'amitié peut être une force libératrice et émancipatrice. Elle nous invite à redonner à l'amitié la place centrale qu'elle mérite, à la voir non seulement comme un lien intime, mais aussi politique.
Une lecture vraiment rafraichissante et indispensable dans un contexte où la multiplication des soutiens est fondamentale.
Lu par Lucie V.
"Mon adolescence a ceci de particulier que je l'ai vécue en internat. Huit années pendant lesquelles je vais grandir, changer, me transformer dans la contrainte et la discipline, le plus souvent, mais découvrir aussi, émerveillée, mes métamorphoses successives où le désir a, évidemment, sa place. Des années sans lesquelles je ne serais pas devenue la femme que j'ai été et que je demeure encore aujourd'hui."
Enfermée dans cette vie de pensionnaire à la toute fin des années 1950, Noëlle Châtelet y a acquis le sens de la justice et appris la valeur de la liberté. S'insurgeant contre les ordres des surveillantes revêches et la bienséance obscurantiste à laquelle on aurait voulu la soumettre, vivant des amours clandestines avec d'autres femmes, elle a développé durant ces années un art de la subversion que ses combats comme ses ouvrages n'ont ensuite cessé de défendre. À l'école des filles est le récit de cette expérience fondatrice. Portrait d'une époque où les femmes subissaient encore le carcan d'un ordre ancien, plaidoyer serein pour l'indocilité, ce livre offre un éloge intime, gai et sensuel, de l'émancipation.
Le très beau récit de l'enfance de l'auteure , petite fille et adolescente rebelle.
Lu par Eva
Une plongée émouvante dans l'intimité d'une famille qui doit réapprendre à vivre après les épreuves qui l'ont brisée.
Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée presque vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu'elle croyait être son grand amour et dont elle s'était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d'un accident survenu dans l'enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. Elle apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants.
Ce roman bouleversant, qui court du début des années 2010 à nos jours, relie l'évolution de ses personnages aux transformations de la société américaine. En explorant avec sensibilité et justesse une famille meurtrie aux liens distendus, Joyce Maynard lui offre une singulière perspective de réconciliation : et si la lumière leur parvenait du plus fragile d'entre eux ?
Lu par Eva
Quand Twyla Banneker décida de rejoindre les rangers de Tanria, après la mort de son mari, les habitants d'Eternity furent choqués. Huit ans plus tard, contre toute attente, cette mère de famille ordinaire patrouille toujours ces contrées dangereuses et sauvages, ancienne prison des dieux anciens, aux côtés de son voisin et ami Frank.
Un travail récemment devenu très tranquille... Aussi, lorsque tous deux découvrent le corps couvert de paillettes d'un collègue et que Frank devient accidentellement le père adoptif d'un bébé dragon, ils sont heureux de reprendre du service ! Mais, très vite empêtrés dans un complot qui les dépasse, et à mesure que leur enquête se complique, Twyla et Frank voient l'amitié qui les unit prendre une autre tournure.
Et si leur âme soeur était sous leurs yeux depuis toujours ? Une nouvelle comédie romantique magique dans l'univers de La Ballade funèbre de Hart et Mercy !
Une cosy fantasy sortant des sentiers battus avec humour et tendresse. Enfin des quinquagenaires qui méritent une aventure digne de ce nom sans être des caricatures misérables.
Lu par Sofie
Bienvenue à Warren, où la littérature est un art mortel.
Samantha Mackey, étudiante boursière cynique et un brin asociale, se sent comme une intruse au sein de sa prestigieuse université. Entourée d'élèves prétentieuses, elle méprise plus que tout la clique des Bunnies - un groupe de filles richissimes, interchangeables et collées les unes aux autres, qui ponctuent chacune de leurs phrases de petits rires sucrés. Tout ce que Samantha déteste. Jusqu'au jour où elle est invitée à l'une de leurs mystérieuses soirées... et que tout bascule. Peu à peu, Samantha plonge dans leur monde oppressant, participant à leurs étranges rituels où la frontière entre réalité et fiction s'estompe dangereusement. Jusqu'à l'horreur absolue.
Cruel, hypnotique, délicieusement dérangeant : Bunny dynamite le monde universitaire et le mythe de l'artiste génial.
Un roman complètement fou et détonant.
Lu par Lucie M.
