« Te faire douter. Te faire avoir peur. Te faire avoir honte De ta couleur. Qui oubliera ? Qu'à un noir, On disait tu... ».
Antiracistes, féministes, politiques, les mots de Lisette Lombé font battre le pavé et le coeur. Le poing levé, à coups de mots et de collages, elle dénonce les injustices et poursuit le combat de ses aînées, d'Angela Davis à Toni Morrison.
Une poésie pleine de rage et de (dés)espoir. Lu par Lucie V.
« Des scientifiques ont démontré qu'en générant du stress chez des jeunes souris, leurs corps et leurs esprits se sont ensuite détraqués, et il y a peu de chance que ce soit car elles picolent trop souvent au pub. »
Quel est le point commun entre le rat-taupe, le bourdon et l'araignée money spider ? Ces espèces sont capables de se suicider pour protéger les leurs et garantir la transmission des gènes. Jessica Miller, une jeune londonienne, chercheuse en psychobiologie, se passionne pour le sujet et décide d'étudier les possibles correspondances avec le monde humain. Quand se mêlent son intellect de scientifique, des réminiscences de traumatismes familiaux et un chaos imposé par sa cadette adorée, Jessica s'interroge sur sa capacité au bonheur et à échapper aux schémas destructeurs de ses ascendants.Roman de déconstruction et reconstruction, En finir avec les jours noirs révèle une nouvelle plume ravageuse et indispensable, trempée dans un humour britannique acide et savoureux.
Effie Black est une jeune autrice londonienne passionnée par les sciences. Passée par des études de biologie moléculaire, elle se consacre aujourd'hui à la fiction et revendique un regard littéraire queer et féminin. En finir avec les jours noirs est son premier livre.
Lu par Lucie V.
Il est temps de transformer notre regard sur la solitude des femmes.
Les femmes ont mis des siècles à conquérir le droit d'être seules, à s'affranchir de la surveillance du père, du mari, de la société. Aujourd'hui, enfin, elles le peuvent. Mais leur solitude reste mal vue. Y compris par elles-mêmes, nombreuses à la vivre comme une souffrance ou un échec.
En mêlant analyse historique et récit personnel, Lauren Bastide invite à changer de regard sur les femmes seules : celles qui ne sont pas en couple, celles sans enfants ou dont les enfants ont " quitté le nid ", celles qui voyagent en solitaire, celles qui n'ont besoin de personne - ou essaient, en tout cas.
Il existe dans la solitude la promesse d'une émancipation, d'une estime de soi renouvelée et de la possibilité d'habiter le monde, enfin, à son rythme.
Lu par Lucie M.
De Violette, il ne reste pas grand-chose. Une paire de bottes en caoutchouc, la petite maison où elle vivait seule depuis la mort de son mari et un ordinateur dernier cri qui jure avec la simplicité de son intérieur. La vieille femme est morte chez elle, terrassée par un inocybe de Patouillard. Étrange tout de même, qu'elle n'ait pas su reconnaître ce champignon vénéneux alors qu'elle sillonnait la forêt depuis toujours. Bizarres aussi, ces achats en ligne de lingerie fine... Un meurtre, alors ? Les regards des enquêteurs se tournent vers Bertille, son aide à domicile, la seule personne que Violette côtoyait quotidiennement. La presse s'emballe face à l'inertie de l'accusée, qui clame mollement son innocence. Très vite, l'affaire prend une ampleur inédite, et l'opinion publique a vite fait de trancher : cette Bertille, c'est le visage du mal. Alors que témoins et experts défilent au tribunal pour décortiquer sa personnalité, chaque hasard devient une preuve et la moindre réaction un aveu accablant. Mais comment se défendre dans un procès perdu d'avance ?
Lu par Sofie
Lorsque Violaine Lison reçoit en dépôt les carnets de Léonce Delaunoy, elle est frappée par la beauté et la force de l'écriture de ce jeune homme mobilisé comme brancardier lors de la Première Guerre mondiale.
Malgré les horreurs de la guerre, Léonce reste proche de la nature - décrivant comme personne les paysages, l'Yser, les oiseaux - mais aussi de ses idéaux d'amitié. Le récit de la «guerre de Léonce» se déploie sous les yeux de Violaine. Pourtant, très vite elle sent que «quelque chose» ne va pas. Des manques apparaissent. Des incohérences. S'agit-il d'un faux, d'une retranscription ? Une forme d'enquête historique et littéraire commence...
Lorsque l'autrice retrouve les carnets originaux, elle comprend que le journal de Léonce a été recopié par Paul, un ami très proche de Léonce. Mais la retranscription est lacunaire. Les parties censurées parlent de l'absurdité de la guerre, du désespoir, de l'envie de mourir, mais aussi d'une amitié amoureuse pour Herman, troisième personnage de cette histoire. Quel intérêt avait cette censure ? Faire de Léonce un héros ? Gommer l'amour porté à un autre homme ? Violaine ne tranche ni ne juge, elle tisse son récit entre les carnets, approche la vie de Léonce tout en racontant sa propre quête. "Lequel de nous portera l'autre ?" est un récit polyphonique, où les voix de Léonce et de Violaine s'entremêlent, se répondent et se questionnent. Cent ans les séparent, pourtant le texte de Léonce Delaunoy résonne avec une modernité frappante. Et c'est tout l'art de Violaine Lison que de nous ancrer dans le réel tout en laissant une place à l'inattendu des mots. Il en naît une rencontre rare et précieuse.
Violaine Lison a entrepris une tâche littéraire absolument merveilleuse : redonner vie au journal de bord d'un soldat brancardier de la Grande Guerre, Léonce Delaunoy. Ce dernier nous livre, avec une plume profondément sensible, son expérience, son désoeuvrement et la bêtise humaine.
Lu par Lucie M.
Milieu des années 60, en Toscane.
Un été caniculaire.
Une famille française en villégiature.
Un événement inattendu.
Des vies qui basculent irrémédiablement.
Un secret qui s'impose aussitôt.
Un écrivain, héritier de cette histoire, en quête de la vérité.Mêlant suspense et sensualité, Une pension en Italie est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à Chambre avec vue et Sur la route de Madison
Lu par Sophie
Le jour où Suzanne gagne au Loto, elle prend la fuite et achète un manoir en Normandie. Sur le domaine, elle découvre la tombe de sainte Emmerderesse. Avec trois comparses, elle redonne vie à cette sainte aussi puissante qu'insolente et devient son ombre redoutée. Une révolte débridée s'annonce, car la sainte patronne des emmerdes n'épargne personne. "Si l'impuissance fut votre lot et que sur vous l'emportèrent les salauds, ce livre vous vengera". Impertinent et irrésistible, elle nous invite à un vivre-ensemble joyeux et trépidant. Un premier roman corrosif qui se dévore.
Truculent, savoureux, jubilatoire !
Lu par Lucie V.
Depuis qu'il a survécu à une fièvre mortelle, personne n'a vu son visage. Chaque nuit, l'enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s'enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres. Alors qu'il entre dans l'adolescence, une jeune fille apparaît parmi les arbres. Elle ne ressemble en rien aux habitants de ce village perdu, hanté par des haines ancestrales.
Mais elle aussi porte un secret et rêve d'échapper à l'avenir qui lui est promis.
Un récit mêlant lumière et ténèbres, beauté et monstruosité, façonné par l'écriture poétique de Cécile Coulon.
Lu par Lucie M.
