Lever les yeux vers les étoiles. C'est la raison d'être de Joan Goodwin depuis l'enfance. Aussi, à défaut de pouvoir les approcher, dans un monde où le métier d'astronaute est réservé aux hommes, elle est devenue astrophysicienne. Mais le jour où elle apprend que la NASA recrute des scientifiques, consciente des sacrifices qui s'annoncent, elle saisit sa chance. Elle aussi, elle ira dans l'espace. Animée par la passion et un amour dont elle n'aurait pu concevoir l'existence, elle poursuit inlassablement son rêve.
Ce matin de décembre 1984, quand Joan arrive au centre de contrôle à Houston, elle s'attend à vivre une journée comme les autres. Elle n'est ni anxieuse, ni terrifiée, ni dévastée. Pourtant, quelques heures plus tard, l'incident qui survient dans la navette spatiale fait basculer le destin des astronautes à bord comme celui de Joan, restée sur Terre.
Entre conquête de l'espace et quête de liberté, une ode à l'amour et à l'amitié. Un roman d'une grande intensité et qui vous garde en apnée jusqu'à la dernière ligne. Superbe!
Lu par Eva
Mince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours.
Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle.
Lu par Yolène
« Et là tout près, la mer toujours, la grande nourrice et la grande dévorante de ces générations vigoureuses, s'agitant elle aussi, faisant son bruit, prenant sa part de la fête ».
Yann Gaos est marin pêcheur. Il est l'un de ces « Islandais » qui, de février à août, quittent le port breton de Paimpol pour aller pêcher dans les eaux du Nord. Gaud Mével aime avec passion ce forçat de l'océan, sans parvenir à le lui avouer. Elle garde espoir qu'ils finiront un jour par être réunis. Pierre Loti dépeint avec précision et poésie la dure vie des hommes sur les flots et la longue attente des femmes sur les côtes. L'histoire d'un amour inoubliable qui se mêle au tumulte obsédant de la mer.
Considéré comme un classique du XIXe siècle, "Pêcheur d'Islande" nous raconte la vie de plusieurs bretons dont l'existence est rythmée par la mer et ses caprices. Pierre Loti nous plonge dans un texte aux mille sensations qui entourent des marins partis jusqu'en Islande et leurs femmes abandonnées, restées au pays à attendre leur retour...
Lu par Lucie M.
"La classe et la fonction" est un récit d'introspection qui revient sur l'histoire familiale et l'enfance de la Grande Petite. Fille d'immigrés portugais, la narratrice grandit à la fin des années 1990 dans une loge de gardien du riche et luxueux XVIe arrondissement parisien. Dans un récit incisif et non-dénué d'humour, elle décrit ses conditions de vie dans ce microcosme façonné par les rapports de domination sociale entre les propriétaires, les Autres, et les invisibles corvéables à merci. Un monde à hauteur d'enfant où l'intimité n'existe pas. La classe et la fonction est une maison hantée par la question de l'appartenance et de l'identité, du collectif et de l'intime.
Un premier roman fort, dans lequel la narratrice se sert d'une loge de concierge comme point d'ancrage. Cette loge fut sa maison, le témoin de sa condition sociale et sa quête d'identité.
Lu par Lucie M.
« Te faire douter. Te faire avoir peur. Te faire avoir honte De ta couleur. Qui oubliera ? Qu'à un noir, On disait tu... ».
Antiracistes, féministes, politiques, les mots de Lisette Lombé font battre le pavé et le coeur. Le poing levé, à coups de mots et de collages, elle dénonce les injustices et poursuit le combat de ses aînées, d'Angela Davis à Toni Morrison.
Une poésie pleine de rage et de (dés)espoir. Lu par Lucie V.
« Des scientifiques ont démontré qu'en générant du stress chez des jeunes souris, leurs corps et leurs esprits se sont ensuite détraqués, et il y a peu de chance que ce soit car elles picolent trop souvent au pub. »
Quel est le point commun entre le rat-taupe, le bourdon et l'araignée money spider ? Ces espèces sont capables de se suicider pour protéger les leurs et garantir la transmission des gènes. Jessica Miller, une jeune londonienne, chercheuse en psychobiologie, se passionne pour le sujet et décide d'étudier les possibles correspondances avec le monde humain. Quand se mêlent son intellect de scientifique, des réminiscences de traumatismes familiaux et un chaos imposé par sa cadette adorée, Jessica s'interroge sur sa capacité au bonheur et à échapper aux schémas destructeurs de ses ascendants.Roman de déconstruction et reconstruction, En finir avec les jours noirs révèle une nouvelle plume ravageuse et indispensable, trempée dans un humour britannique acide et savoureux.
Effie Black est une jeune autrice londonienne passionnée par les sciences. Passée par des études de biologie moléculaire, elle se consacre aujourd'hui à la fiction et revendique un regard littéraire queer et féminin. En finir avec les jours noirs est son premier livre.
Lu par Lucie V.
Il est temps de transformer notre regard sur la solitude des femmes.
Les femmes ont mis des siècles à conquérir le droit d'être seules, à s'affranchir de la surveillance du père, du mari, de la société. Aujourd'hui, enfin, elles le peuvent. Mais leur solitude reste mal vue. Y compris par elles-mêmes, nombreuses à la vivre comme une souffrance ou un échec.
En mêlant analyse historique et récit personnel, Lauren Bastide invite à changer de regard sur les femmes seules : celles qui ne sont pas en couple, celles sans enfants ou dont les enfants ont " quitté le nid ", celles qui voyagent en solitaire, celles qui n'ont besoin de personne - ou essaient, en tout cas.
Il existe dans la solitude la promesse d'une émancipation, d'une estime de soi renouvelée et de la possibilité d'habiter le monde, enfin, à son rythme.
Lu par Lucie M.
De Violette, il ne reste pas grand-chose. Une paire de bottes en caoutchouc, la petite maison où elle vivait seule depuis la mort de son mari et un ordinateur dernier cri qui jure avec la simplicité de son intérieur. La vieille femme est morte chez elle, terrassée par un inocybe de Patouillard. Étrange tout de même, qu'elle n'ait pas su reconnaître ce champignon vénéneux alors qu'elle sillonnait la forêt depuis toujours. Bizarres aussi, ces achats en ligne de lingerie fine... Un meurtre, alors ? Les regards des enquêteurs se tournent vers Bertille, son aide à domicile, la seule personne que Violette côtoyait quotidiennement. La presse s'emballe face à l'inertie de l'accusée, qui clame mollement son innocence. Très vite, l'affaire prend une ampleur inédite, et l'opinion publique a vite fait de trancher : cette Bertille, c'est le visage du mal. Alors que témoins et experts défilent au tribunal pour décortiquer sa personnalité, chaque hasard devient une preuve et la moindre réaction un aveu accablant. Mais comment se défendre dans un procès perdu d'avance ?
Lu par Sofie
